"Éco-responsable", "respectueux de la planète", "durable"... Face à la multiplication des promesses environnementales, il n'est pas toujours facile pour les consommateurs de s'y retrouver. Pour renforcer la transparence des informations communiquées, l'Union européenne fait évoluer les règles applicables aux communications environnementales avec la directive EmpCo (Empowering Consumers for the Green Transition).

Pourquoi une nouvelle réglementation sur les allégations environnementales ?
Ces dernières années, les consommateurs sont devenus de plus en plus attentifs à l'impact environnemental des produits qu'ils achètent. En parallèle, les entreprises ont développé de nombreuses communications mettant en avant leurs engagements : ingrédients d'origine naturelle, emballages recyclés, réduction des impacts environnementaux...
Cette évolution positive s'est toutefois accompagnée d'une multiplication de messages parfois difficiles à interpréter.
Certaines formulations très générales, comme « respectueux de l'environnement », « éco-responsable » ou « bon pour la planète », peuvent donner une vision globale des performances environnementales d'un produit alors qu'elles ne précisent pas toujours ce qu'elles recouvrent réellement.
L'objectif de la directive européenne EmpCo (Empowering Consumers for the Green Transition) est donc de renforcer la fiabilité des informations données aux consommateurs et de lutter contre les communications environnementales trompeuses.
La directive entrera en application le 27 septembre 2026. Elle ne vise pas à empêcher les entreprises de communiquer sur leurs engagements, mais à encourager des informations plus claires, plus précises et mieux démontrées.
Des promesses environnementales plus claires pour des choix mieux éclairés
Avec EmpCo, les entreprises devront porter une attention particulière aux messages utilisées pour présenter les caractéristiques environnementales de leurs produits.
Les promesses devront être :
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Plus précises : elles devront indiquer clairement ce qu'elles concernent ;
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Vérifiables : elles devront pouvoir être démontrées par des éléments objectifs ;
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Compréhensibles : le consommateur doit pouvoir comprendre facilement ce qui est réellement garanti.
Par exemple, des informations comme « Flacon composé à 70 % de plastique recyclé » , « 98 % d'ingrédients d'origine naturelle » , « Produit certifié COSMOS ORGANIC » correspondent à des
caractéristiques identifiables du produit.
À l'inverse, une formule très générale comme « respectueux de la planète » peut être plus difficile à interpréter : concerne-t-elle la formule, l'emballage, la fabrication ou l'ensemble du cycle de vie du produit ?
L'enjeu est donc de permettre aux consommateurs de distinguer plus facilement les engagements réellement démontrés des simples promesses marketing, tout en garantissant des règles du jeu plus équitables entre les marques : chacune doit pouvoir valoriser les caractéristiques environnementales qu’elle est réellement en mesure de démontrer.

Les labels : des repères de confiance davantage encadrés
La directive EmpCo s’intéresse également aux labels de durabilité.
Ces labels jouent un rôle important : ils permettent aux consommateurs d’identifier plus facilement des produits répondant à certaines exigences environnementales ou sociales.
Cependant, tous les logos, pictogrammes ou mentions présents sur un emballage ne reposent pas sur les mêmes garanties. Un signe créé directement par une entreprise pour mettre en avant un engagement ne constitue pas nécessairement un label : il peut ne pas s’appuyer sur un référentiel précis, une évaluation indépendante ou un système de contrôle.
Pour renforcer la confiance des consommateurs, EmpCo prévoit que les labels de durabilité doivent notamment reposer sur :
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Des critères transparents ;
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Un référentiel définissant clairement les exigences à respecter ;
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Une évaluation réalisée par un organisme indépendant ;
Cette évolution vise à mieux distinguer les labels reposant sur une démarche structurée et vérifiée des simples signes ou déclarations environnementales utilisés par les entreprises pour valoriser leurs engagements.
Il est toutefois important de rappeler qu’un label ne constitue pas une autorisation générale de formuler toutes sortes de promesses environnementales. Porter un label ne permet pas de dire n’importe quoi sur l’environnement. La marque peut communiquer sur les caractéristiques couvertes par le référentiel et garanties par la certification. Pour toute autre allégation environnementale, elle doit pouvoir s’appuyer sur des éléments de preuve qui lui sont propres.
Le label Cosmébio : un repère fondé sur des exigences vérifiées
Depuis sa création, Cosmébio défend une approche fondée sur la transparence et l'exigence.
Les produits portant le label Cosmébio reposent sur un référentiel public et transparent, le référentiel international COSMOS, dont Cosmébio est membre fondateur. Ce référentiel définit des critères précis concernant notamment :
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la composition des produits, avec des exigences sur les ingrédients d’origine naturelle et biologique ;
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la sélection des ingrédients, selon leur origine et les procédés de transformation autorisés ;
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les procédés de fabrication, afin d’encadrer les méthodes utilisées ;
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les emballages, l’étiquetage et la communication.
L'obtention du label ne repose pas uniquement sur une déclaration de la marque : la conformité au référentiel est vérifiée par un organisme certificateur indépendant, qui réalise des contrôles annuellement.
Le label Cosmébio apporte ainsi aux consommateurs un repère fiable, fondé sur des critères transparents et vérifiés, pour mieux identifier les produits cosmétiques naturels et biologiques répondant à des exigences précises.

Avec EmpCo, l'objectif est simple : permettre aux consommateurs de mieux comprendre les engagements environnementaux des produits qu'ils choisissent.
Pour les marques engagées dans des démarches certifiées, cette évolution constitue également une opportunité de valoriser des critères vérifiés, des référentiels transparents et des systèmes de contrôle indépendants.
Elle contribue également à instaurer des règles du jeu plus équitables entre les marques : chacune doit pouvoir valoriser ses engagements sur la base d'éléments qu'elle est réellement en mesure de démontrer.
Dans un contexte où les consommateurs recherchent davantage de transparence, les labels fondés sur des exigences claires jouent un rôle essentiel pour faciliter le choix des produits.
Mieux informer pour mieux choisir : c'est dans cette logique que s'inscrit le label Cosmébio.