Zoom sur les nanoparticules, le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc

Zoom sur les nanomatériaux, le Dioxyde de Titane et l’Oxyde de Zinc dans les solaires

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Le sujet des nanoparticules et des nanomatériaux fait l’objet de nombreuses questions de la part des consommateurs et des journalistes. Nous apportons donc des éléments de réponse pour y voir plus clair sur ce qu'ils sont et pourquoi ils sont utilisées en cosmétique.

 

Qu’est-ce qu’un nanomatériau ?

 

D’après le règlement cosmétique européen (CE) N° 1223/2009, un nanomatériau est défini comme un « matériau insoluble ou bio-persistant, fabriqué intentionnellement et se caractérisant par une ou plusieurs dimensions externes, ou une structure interne, sur une échelle de 1 à 100 nm ».

En d’autres termes, c'est un matériau constitué de nanoparticules, c'est-à-dire des particules réduites à l’état microscopique. La réalité des faits est extrêmement technique et il est très difficile de savoir si un matériau est un nanomatériau ou pas !
 

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Pourquoi utilise-t-on des nanomatériaux dans les produits solaires ?
 

Le gros inconvénient des filtres minéraux dans les crèmes solaires  -  même s’ils sont efficaces -  c’est leur texture ! La crème est pâteuse, blanche, collante et donc peu sensorielle. Il était possible, quelques années en arrière de trouver des crèmes solaires bio de cette texture sur le marché.

Mais, les consommateurs n’acceptaient pas le fait d’étaler une pâte blanche sur la peau de leurs enfants. Et on les comprend, personne n’a envie de revêtir l’habit d’un bonhomme de neige à la plage !
 

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Ils se tournaient alors vers les crèmes solaires composées de filtres pétrochimiques, pointées du doigt pour leur impact sur l’environnement, leur effet allergisant et la suspicion d’être des perturbateurs endocriniens.

 

Les nanomatériaux sont-ils autorisés dans les solaires bio ?
 

Pour offrir aux consommateurs une alternative aux filtres pétrochimiques, Cosmébio ainsi que l'ensemble des membres fondateurs de COSMOS ont fait le choix d'autoriser, sous conditions, deux filtres naturels qui peuvent contenir des particules de taille nano : le dioxyde de titane et l'oxyde de zinc.

L’oxyde de zinc est présent dans la nature sous forme de zincite, tandis que le dioxyde de titane est présent dans la nature sous la forme de rutile :
 

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Crédits photo : Wikipédia

Les critères de COSMOS encadrent la présence de nanoparticules dans les produits solaires certifiés biologiques, via les restrictions ci-après.

L’ingrédient doit contenir :

  • Moins de 50% en nombre de particules ayant une taille inférieure à 100 nm : soit sur 100 particules, au moins 50 doivent avoir une taille supérieure à 100nm
  • Moins de 10% en masse des particules ayant une taille inférieure à 100 nm : soit sur 100g d’échantillon, plus de 90g doivent être constitués de particules ayant une taille supérieure à 100nm

 

Quid de l’allégation « sans-nanoparticules » ?
 

À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthodes de référence applicables pour caractériser la taille et la proportion des particules. Il est ainsi possible d’obtenir des résultats différents selon la méthode utilisée par le laboratoire d’analyse.

C’est pourquoi Cosmébio s'est positionné en faveur de l'application du principe de précaution et a interdit de revendiquer la mention "sans nanoparticules" sur les packagings.

Ainsi, nous restons fidèles à la transparence, valeur qui nous est chère.

Par ailleurs, Cosmébio s’est associé en mai 2015 avec un groupement de laboratoires pour étudier l’impact des crèmes solaires contenant du dioxyde de titane et de l’oxyde de zinc dont certaines particules primaires seraient nano. Ce projet européen, nommé EcoSun, nécessite plusieurs années de recherches afin de réaliser l’étude de risque pour l’utilisateur et pour l’environnement.

 

Comment repérer les nanomatériaux, le dioxyde de zinc et l’oxyde de titane dans les solaires ?
 

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Vous pouvez repérer les filtres solaires dans la liste INCI en cherchant leur nom latin : Zinc Oxide et Titanium Dioxide. Si le produit contient des nanomatériaux, la mention [nano] est également inscrite.

Pour savoir si un ingrédient est nano, nos marques adhérentes se basent sur les certificats, tests et documents fournis par leurs fabricants et fournisseurs d’ingrédients. Ces documents déterminent si l’ingrédient est nano selon la règlementation en vigueur.

 

En conclusion, la seule solution pour se protéger du rayonnement solaire, lui-même cancérigène sans aucune ambiguïté, est d’utiliser soit des filtres pétrochimiques, évidemment interdits en cosmétique bio, soit des filtres minéraux naturels qui, en l’état des sciences et techniques, peuvent contenir des nanoparticules.

Aucune autre marque, certifiée ou non, naturelle ou biologique, ne pourra apporter une réponse meilleure en matière de protection contre les UV.

Nos membres travaillent chaque jour pour faire avancer l’état des sciences et des techniques relatives à la protection solaire. Sachez en tout cas que la dérogation mise en place peut être levée à tout moment si un enjeu de santé publique est décelé.

Filtres pétrochimiques ou naturels, à vous de choisir !

 



Pour aller plus loin :
 

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Écrit par
Julie Lambert  Julie Lambert