En l’absence de réglementation spécifique aux cosmétiques bio et devant l’essor de marques ayant recours au seul « marketing vert », il était important pour garantir aux consommateurs des produits cosmétiques respectueux de l’homme et de l’environnement de mettre en place un cadre de travail permettant de poser les fondements d’une authentique démarche écologique susceptible d’accompagner le développement de l’agriculture biologique.
C’est ainsi qu’au début des années 2000 une dizaine d’entreprises pionnières a posé les fondations de la Charte de la « Cosmétique Ecologique et Biologique ».
Publiée en octobre 2001, cette Charte a pour vocation de définir les principes fondamentaux de cette démarche technique et éthique afin d’offrir d’indiscutables garanties aux consommateurs.
Devenue aujourd’hui incontournable et sans déroger à la réglementation générale, la cosmétique bio s’inscrit désormais dans le panorama de la cosmétique. Elle est à elle seule le signe d’un profond changement de mentalité, d’une attente renouvelée de naturalité, de transparence, de sécurité et de rigueur.
La Charte COSMEBIO se veut simple et explicite, réellement éco-responsable et en lien avec la culture biologique parce que celle-ci est respectueuse de la Terre et des hommes.
Les principes fondateurs de la Charte sont les suivants :
Il existe aujourd’hui deux référentiels conformes à la Charte COSMEBIO et déposés au Ministère de l’Industrie:
Les sociétés souhaitant avoir recours au label COSMEBIO – après avoir adhéré à l’association – peuvent avoir recours à l’un ou à l’autre de ces deux organismes agréés pour faire procéder à la certification des produits. En cas de non respect de ces conditions, COSMEBIO se réserve le droit de saisir la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des Fraudes) ou d’engager des poursuites.
Un cahier des charges est un document évolutif, susceptible d’être actualisé et amélioré en permanence en fonction de l’avancée des connaissances, de l’évolution des capacités technologiques et de la réglementation générale. C’est dans ce cadre que les cahiers des charges nationaux évoluent pour bénéficier des avancées nées des réflexions sur le cahier des charges harmonisé au niveau européen, le référentiel COSMOS.